Fondée en 2012 par Souhail Marchiche et Mehdi Meghari, la Compagnie Dyptik façonne un langage chorégraphique à la fois ancré et instinctif, où le geste devient un moyen d’expression brute, sincère et profondément humain.
Mêlant leurs racines hip-hop à des influences venues des cultures traditionnelles, ils cherchent à questionner les tensions de nos sociétés et à révéler la puissance du corps comme langage universel. Implantée à Saint-Étienne, la compagnie diffuse aujourd’hui ses créations dans le monde entier — plus de 600 représentations sur les cinq continents — avec des pièces emblématiques comme D-Construction, Dans l’Engrenage, Mirage (Un jour de fête) ou Le Grand Bal.
La Compagnie Dyptik dirige également les Studios Dyptik, lieu de création et d’accompagnement artistique reconnu. Ce lieu, à la fois laboratoire et refuge, est pensé comme un espace de rencontre, d’expérimentation et de transmission.
Aujourd’hui, la compagnie poursuit son aventure entre la France et le Maroc, portée par une vision artistique qui relie les corps, les cultures et les publics dans une même expérience de partage.
DÉMO
Jeudi 10 septembre 2026 à 19h30 au studio du BLOCK · CCNR : 16 square Koenig à Rillieux-la-Pape.
RéSERVATION
Billetterie en ligne ou mail : adriana.falcone@ccnr.fr
GRATUIT
INFORMATIONS
Nabil Sansi, musicien Gnawa de la compagnie, donnera un atelier Next Move lundi 7 septembre 2026 à 19h.
INTENTIONS
Notre rencontre avec le Maalem*, Nabil Sansi et l’univers Gnawa nous a ouvert une nouvelle perspective artistique, une manière d’approfondir notre rapport au geste, aux rythmes et aux états traversés par le corps. C’est donc naturellement à ses côtés que nous engageons une véritable plongée dans cette culture, afin d’ouvrir un chemin ancré dans l’expérience Gnawa et dans la compréhension de ses codes, de ses gestes et de ses états.
« Des corps s’éveillent, hésitent, se cherchent. Ils ne savent pas encore s’ils dansent ou s’ils tentent simplement de respirer. Le temps se suspend. Puis vient le premier rythme. La lila commence. »
Nous sommes dans la lila, exposé à une lumière diffuse, l’odeur de l’encens nous plonge dans une densité suspendue, inconnue. Que va-t-il se passer sur cette scène circulaire intimiste et ouverte ? Qui danse ? Qui regarde ?
C’est l’apparition d’un espace en dehors du temps qui nous transporte dans un ailleurs en apesanteur jusqu’à la naissance du premier geste porté par la vibration des sons du taqbal qui résonnent comme un battement profond. Les corps s’animent autour de nous. La scène n’est pas frontale, elle nous enveloppe. L’énergie nous convoque, nous interroge, tout commence… La voix du maalem s’élève, tout se dilate et s’accélère laissant jaillir les flots d’émotions brutes percutantes et déroutantes.
Mussum est une pièce du ressenti, une élévation qui transcende. Six danseur·ses et deux musiciens partagent un même territoire scénique. La musique de Patrick De Oliveira et Nabil Sansi, entre rythmes Gnawa et textures électroniques, agit comme une incantation qui fait naître le mouvement et réveille la mémoire des corps.
*Maalem : Au Maghreb, homme qui enseigne, transmet un savoir-faire artisanal ou artistique ; titre honorifique qui lui est donné ; homme qui dirige un atelier
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Deux créations, un même souffle
Avec Amin et Mussum, nous travaillons des chorégraphies poussées jusqu’au point de rupture, jusqu’à ce souffle arraché où le corps trouve une manière de continuer. Nous souhaitons une danse qui traverse différents états, inviter le public à vivre une expérience sensorielle forte, transformer la scène en un lieu commun. Pour conduire cette expérience, nous avons construit une équipe de danseur·euses franco-marocain·es, des femmes, des hommes, curieux·ses, sensibles, capables d’incarner un geste plutôt que de le reproduire, avec de la personnalité, de la singularité et un rapport intime au mouvement allié à une grande qualité technique.
Pour les accompagner sur scène, nous avons fait appel à deux artistes musiciens, dont l’échange nourrit profondément le propos : Patrick De Oliveira et Nabil Sansi. Patrick, compositeur et collaborateur de longue date, sculpte une matière sonore organique où le son devient texture, souffle et vibration. Son écriture explore les silences, les grains, les tensions — un territoire sensible entre le brut et le sacré. En dialogue avec lui, Nabil Sansi apporte la pulsation Gnawa : un rythme ancestral, continu, comme un battement de monde. Chaque note de guembri, chaque frappe, chaque vibration de sa voix circule, traverse, ancre le mouvement.
Leur collaboration ne se contente pas d’accompagner la danse, elle sert le propos, en ouvrant un espace intime où le sacré dialogue, se dépose et se transforme. C’est à deux qu’ils donnent le rythme de la pièce, qu’ils façonnent l’atmosphère, qu’ils accompagnent les corps vers un mouvement qui naît autant du son que du souffle. À eux deux, ils tissent une musique pour nous plonger dans Amin et Mussum, au cœur du rythme qui soulève et propulse les corps.
Distribution
Chorégraphes : Souhail Marchiche & Mehdi Meghari
Compositeurs & musiciens : Nabil Sansi & Patrick de Oliveira
Danseur·euses : Assiya Eddahbi, Ali El Kihal… (distribution en cours)
Mentions
Partenaires & soutiens : Compagnie Dyptik, Studios Dyptik, Stora Teatern – Goteborg, La Comédie / CDN de Saint- Etienne, Théâtre Des Bergeries – Noisy Le Sec, Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, MC2 – Scène Nationale de Grenoble, Le BLOCK – CCN de Rillieux-la-Pape / direction Moncef Zebiri, La 2 deuche / Lempdes, EMC / Saint-Michel-sur-Orge, Pôle en scènes / Bron, L’Uzine – Casablanca, L’Espace Maoka – Bir Jdid, Hiba Lab – Rabat, Formation Dati Drouk – Rabat…
La Compagnie Dyptik est soutenue par la DRAC Auvergne Rhône-Alpes, la Région Auvergne Rhône-Alpes, le Conseil Départemental de la Loire, la Ville de Saint-Etienne, l’Institut Français du Maroc et le Fonds Haplotès
Première : 17 novembre 2026 à La Comédie / CDN de Saint-Etienne
Durée : 50 min
Photo © Compagnie Dyptik



