Danse Tout Terrain

Un projet du CCNR créé en 2013 proposant une pièce de Yuval Pick PlayBach et une pièce du chorégraphe québécois Frédérick Gravel
BWV 245 créée spécialement pour l'occasion.
Son but : amener la danse contemporaine vers les publics qui en sont le plus éloignés et ainsi participer, avec les communes et les acteurs locaux, à créer de nouveaux territoires de la danse en région Rhône-Alpes.

Aujourd'hui ce projet continue d'être proposé avec deux pièces de 
Yuval Pick : 
loom et PlayBach.



PlayBach
Pour revisiter l’oeuvre de Bach, Yuval Pick et ses danseurs ont monté une playlist à partir des grands classiques du compositeur. 
Avec un Ipod, ils zappent d’un morceau à l’autre, créant leur propre espace sonore en temps réel. 
A partir de cet univers musical, Yuval Pick a composé une partition chorégraphique, née d’une exploration autour de la notion de poids : accompagner le poids de l’autre, c’est l’accueillir avec toute son histoire, négocier sans cesse, être transformé à son contact. 
La pièce tend à rendre visible ce mode de communication. Les signes d’une écoute sensible de l’autre, l’empreinte d’un langage commun qui émerge du rapport entre les interprètes.

BWV 245
Pour Danse Tout Terrain, Frédérick Gravel a créé six courtes études à partir de la musique de Bach. 
Cette musique créée la trame, les danseurs s’amusent ensuite à déborder de celle-ci, ou au contraire ils s’y accrochent à la pulsation près. On ne peut faire autrement que de voir un couple sur scène, un couple de danseurs qui joueraient les stades d’une relation dans un ordre plus rythmique que narratif.
Chaque étude vit indépendamment des autres, les danseurs restent qui ils sont, mais laissent les images et la musique faire travailler l’imagination des spectateurs. Leur jeu non affecté rend les poses et les mouvements plus faciles à interpréter à notre façon. 
La musique la plus utilisée dans ces études est la Passion selon Saint-Jean, présente dans quatre études sur six. Le décalage entre la musique sacrée et les scènes triviales qui sont jouées placent les danseurs dans un espace particulier, on ne sait plus trop si on célèbre ou si on dénigre les comportements affichés.