En résidence du 31 août au 18 septembre 2015

Pour la première fois en résidence au CCNR, Nicolas Hubert est un créateur doué d’une grande inventivité. Accompagné et inspiré par de forts collaborateurs musicaux, il sait surprendre à chaque nouvelle création. Il cherche à faire converser les arts dans des univers scéniques très expressifs.

« Il faut dire : La crasse du tympan, et non le Sacre du Printemps ».
Marcel Duchamp

La crasse du tympan aborde le Sacre du Printemps comme une reprise de l’oeuvre de Stravinsky, partition pour orchestre la plus résolument rock’n’roll du siècle dernier : un Sacre réactualisé, réinterprété et joué en direct, pour que l’énergie des musiciens se propage directement aux danseurs et aux spectateurs.
Il s’agit aussi d’une reprise dans le sens de "repriser" : découdre et rapiécer les éléments musicaux autant que chorégraphiques, rompre la chronologie de la partition musicale et la linéarité du livret d’origine.
Au-delà du pied de nez, le titre emprunté à Duchamp pose les intentions : aborder le Sacre en esquivant toute tentation de déférence, faire référence sans faire la révérence, désacraliser le Sacre, en quelque sorte.

— Nicolas Hubert
Initialement formé aux arts plastiques, Nicolas Hubert se forme parallèlement à la
danse contemporaine. Il collabore notamment avec Hervé Robbe, Michèle Noiret, la compagnie Linga, la compagnie Pascoli, Marie Lenfant et Hervé Koubi. En 2002, il fonde la compagnie épiderme. Chacune de ses pièces relie la dimension physique de la danse à la dimension plastique de la scénographie. Il se joue aussi un rapport direct à la musique, par des créations originales jouées par les musiciens sur scène, comme dans Métaphormose(s) (2007), Work in regress (?) (2011), (re)flux (2012), Circonférence (2013).

Première
05 novembre 2015 - La Rampe La Ponatière, Scène conventionnée danse et musiques, Echirolles (38)