En résidence du 10 au 18 mai 2012

Paradis - collection privée

Cette pièce est un concert d’éléments radicalement hétérogènes, dissonants, mais rythmiquement combinés. L’effet de cette composition est, d’une part, l’harmonie et de l’autre, l’étrangeté, le disparate, le pathétique et, éventuellement, le comique.
Le Paradis est un lieu imaginaire d’origine chrétienne, où la vie se déroule libre de contraintes et des limitations du quotidien terrestre. C’est ainsi qu’à la pénurie alimentaire s’oppose la totale disponibilité de nourriture, au fardeau du travail s’oppose la vie exempte d’efforts et d’obligations. Le sol sera couvert de « mousse verte » en pièces disposées au hasard, en désordre. La scène sera perturbée par la chute de petits objets. La nourriture, le jardin, l’amour et la fantaisie joueront un rôle central dans cette pièce, mais de façon à porter délibérément la pièce vers le merveilleux et l’étrangeté. L’action sera affranchie de la logique contraignante action-réaction, au prof i t des séquences action – geste – son – mouvement, en cascades… pour ouvrir un nouvel et intense espace d’imagination.

— Marlene Monteiro Freitas
Marlene Monteiro Freitas est née au Cap Vert où elle a co-fondé la troupe de danse Compass et a collaboré avec le musicien Vasco Martins. Après des études de danse à P.A.R.T.S. (Bruxelles), à E.S.D. et à la Fundação Calouste Gulbenkian (Lisbonne), elle travaille régulièrement avec Emmanuelle Huynh, Loïc Touzé, Tânia Carvalho, Boris Charmatz, parmi d’autres. Dernièrement, elle a créé (M)imosa (2011), une collaboration avec Trajal Harell, François Chaignaud et Cecilia Bengolea, Guintche (2010), A Seriedade do Animal (2009-10), des oeuvres dont le dénominateur commun est l’ouverture, l’impureté et l’intensité. Elle appartient au collectif Bomba Suicida, basé à Lisbonne.