En résidence du 17 au 23 février 2014

D’ivoire et chair - Les statues souffrent aussi
Depuis de nombreuses années, Marlene Monteiro Freitas s’est révélée être une véritable chorégraphe et interprète de l’étrange voire même de l’extravagance. 
Avec cette nouvelle création, elle invente une sorte de bal grotesque pour quatre danseurs et trois musiciens. Ces musiciens ne seront jamais les mêmes d’une représentation à l’autre hormis le « maestro ».
Quatre personnages dansent leur immobilité hiératique de statues comme s’ils étaient emprisonnés à l’intérieur de leur contour.
Des figures grotesques et immobiles que seul le désir anime et projette dans un infini de l’imagination.
Sur scène, les musiciens, tantôt orchestre tantôt poupées mécanisées, donnent vie à ce bal de l’étrange où chaque mouvement, geste, déplacement et humeur est composé de façon très précise, détaillée et obsessionnelle.

— Marlene Monteiro Freitas
Marlene Monteiro Freitas est née au Cap Vert où elle a co-fondé la troupe de danse Compass et a collaboré avec le musicien Vasco Martins. 
Elle a suivi des études de danse à P.A.R.T.S. (Bruxelles) et à l’École supérieure de danse puis à la Fondation Gulbenkian (Lisbonne). 
Elle est aujourd’hui membre du collectif Bomba Suicida, basé à Lisbonne. Interprète pour Emmanuelle Huynh, Loïc Touzé, Tânia Carvalho ou Boris Charmatz, elle est l’auteur de pièces tels que : Paraíso – colecção privada (2012-13), (M)imosa (2011), crée avec Trajal Harell, François Chaignaud et Cecilia Bengolea, Guintche (2010), A Seriedade do Animal (2009-10). 
Toutes ces oeuvres ont pour dénominateur commun l’ouverture, l’impureté et l’intensité.