Première française

Du 28 janvier au 13 février 2021 - Musée des Beaux-Arts de Rennes, à l’occasion du festival Waterproof


2020

Du 12 au 17 octobre - Résidence au FRAC de Besançon
16 octobre - Sortie de résidence 

Cette nouvelle création s’inspire d’une citation «  le danseur produit en se mouvant les mêmes courbes, les mêmes droites que le peintre et le sculpteur inscrivent dans la matière immobile […] l’art est chaque fois une orchestration de présences, dans le temps et dans l’espace »
(František Kupka, 1923).

Yuval Pick y questionne la notion de plasticité dans la danse, le rapport entre la danse et l’image en mouvement, la danse comme rythme et comme mesure, dans sa relation à l’espace architecturé et dans sa relation au « temps kairologique ». Vecteur d’expressivité et de subjectivité, l’engagement corporel est valeur commune aux arts visuels et arts vivants, qu’il soit engagé pour lui-même ou dirigé vers une création sur un support. Par des mouvements transverses qui circulent entre le centre et la périphérie du corps et induisent des rotations et des torsions, Yuval Pick entend ainsi mettre à l’épreuve l’extension maximale permise à l’échelle du corps ; il fait alors surgir selon l’amplitude du geste et la forme du mouvement différentes spatialités qui permettent selon une progression allant de la ligne aux polyèdres la construction d’un espace à la mesure d’une œuvre.
Dans cette entreprise, Yuval Pick s’associe à l’artiste peintre Cécile Bart dont le travail scénographique laisse émerger, une variété de formes pictographiques hétérogènes révélant par un jeu de superpositions de membranes translucides une mosaïque chromatique en apesanteur. L’infinité de combinaisons possibles entre des spatialités corporelles, des trajectoires chorégraphiques, des volumes produits par la rencontre de formes géométriques et le passage de la lumière s’envisagent comme autant d’entrées spatiales dans l’univers du chorégraphe.
 L’écriture chorégraphique s’enrichit encore par un travail sur le son et sa diffusion ; inspiré par la lecture de la Chambre claire de Roland Barthes, Yuval Pick cherche alors par la sollicitation immersive des sens à rendre possible (recherche du moment opportun) le passage du studium, ce qui appartient à l’enveloppe culturelle et sociale, à la structure d’intentionnalité du dehors, à celui du punctum, ce hors-champ subtil qui pointe, cet indicible, ce hasard qui perce, vient éveiller en soi quelque chose de sensible. Kairos, c'est alors en quelque sorte la maîtrise de l'indomptable, la saisie du fugitif et de l'insaisissable, l’attente du moment propice où tout se décide, prend un cours favorable à nos vœux et actions (...)