Pour la deuxième fois, un duo, Dalila Khatir et Herman Diephuis. They’re back, plus vieux, plus gros, plus arthrosés, plus névrosés mais moins polis et plus en colère. Ils ont envie de régler leurs comptes, entre eux, avec vous, avec la vie. Ils veulent faire mal pour ne pas souffrir, s’offrir le plaisir de passer du coq à l’âne pour éviter d’aller jusqu’au bout. Non, on ne les trouvera pas dans une impasse, même pas peur, ils ont la mort dans l’âme. Et maintenant quelque chose de complètement différent : allons-nous faire voir.  

Pour Et maintenant quelque chose de complètement différent, nous souhaitons travailler avec un groupe d’amateurs qui interviendrait à un ou plusieurs moments de la pièce afin de perturber le duo, de le noyer dans la foule, de le multiplier créant ainsi la surprise et donnant lieu à des situations inattendues.
 

Le travail de création se fera en plusieurs étapes : des ateliers et périodes de répétition en 2018, puis la finalisation de la pièce en 2019. Des sessions de travail auront lieu avec des groupes d’amateurs dans le cadre de notre résidence à Lognes (77), en partenariat avec La Ferme du Buisson – scène nationale. À l’issue de ces ateliers, nous écrirons une partition chorégraphique. La partition, partie intégrante du projet, sera transmise en amont de chaque spectacle à un groupe d’amateurs constitué par le théâtre qui accueillera la pièce.  

Aujourd’hui, la compagnie est impliquée dans de nombreux projets pédagogiques (créations amateurs, ateliers sur le long court, CAC au collège, semaine Art au lycée…). Ces activités nourrissent le projet artistique de la compagnie et c’est une dimension que nous souhaitons intégrer dans l’écriture de Et maintenant quelque chose de complètement différent

—Herman Diephuis 
Herman Diephuis est né en 1962 à Amsterdam et vit à Paris. Il a travaillé comme interprète pendant plusieurs années avec de nombreux chorégraphes : Régine Chopinot, Mathilde Monnier, Jean-François Duroure, Philippe Decouflé, François Verret, Jérôme Bel, Xavier Le Roy et Alain Buffard.
En 2002, il chorégraphie La C et la F de la F dans le cadre du projet Les Fables à la Fontaine.
Il crée sa compagnie, l’association ONNO, en 2004 afin de mettre en œuvre ses propres créations et projets : D’aprs J.-C. (duo-2004), Dalila et Samson, par exemple (duo-2005), Julie, entre autres (sextuor-2007), Paul est mort ? (trio-2008), Ciao bella (quintet-2009), All of me et Let it be me (solos-2012 et 2013), Objet principal du voyage (quatuor-2012), Let it be all of me, at last (duo-2013),  Bang ! (duo-2014), CLAN (sextuor-2015), preMIX (duo-2016), MIX (trio-2017) et Tremor and more (solo-2017).En 2017 il co-chorégraphie le trio Goin’down avec Naomi Fall et crée les parties chorégraphiques de l’opéra Le Timbre d’argent – direction musicale François-Xavier Roth, mise en scène Guillaume Vincent.
En parallèle, il développe des projets de création avec des amateurs comme It’s my party (2018), Plus ou moins 20 pour commencer (doucement) (2018), Attention au réel (2017), Brainstorming (2012), La Liberté guidant Romain Rolland (2011), Hors Pair (2008) et La Cène manquante (2006) ainsi que des propositions in situ, notamment dans des musées, comme Vue sur Parc en septembre 2014 et Impressions en mai 2013. Il apporte également son regard en tant qu’assistant ou collaborateur artistique auprès de différents artistes dont Mathilde Monnier, Raphaëlle Delaunay, Maud le Pladec, Romual Kabore, Teilo Troncy ou la metteur en scène norvégienne Théa Stabell. Il a été expert danse à la DRAC Île-de-France de 2010 à 2012.
Avec l’association ONNO, il est en résidence et artiste associé dans plusieurs structures culturelles : au Manège, scène nationale de Reims (2007-2010), à Woodside, Californie (USA) – Djerassi Resident Artists Program (2011), au Théâtre Louis Aragon - scène conventionnée danse de Tremblay-en-France (2010, 2012, 2015 et 2016-2017) dans le cadre de “Territoire(s) de la Danse”, avec le soutien du Département de Seine-St-Denis. En 2017/2018, il est artiste en résidence « musicale/chorégraphique » à la Ferme du Buisson - Scène nationale de Marne-la-Vallée en partenariat avec la ville de Lognes (77). La résidence de l’association Onno est subventionnée par le Département de Seine-et-Marne.