Première française 

17 + 18 janvier 2020  : Théâtre - Scène Nationale de Saint-Nazaire

Première internationale

23 au 29 mai 2020 : WeiWuYing Kaohsiung National Center for the Arts - Taiwan  


Calendrier de tournée

2020
17 + 18 janvier Théâtre - Scène Nationale de Saint-Nazaire
8 février KLAP Maison pour la danse à Marseille   
28 + 29 mai Kaohsiung National Center for the Arts - Weiwuying (Taïwan) 
Septembre Biennale de la Danse de Lyon   
Automne Chaillot - Théâtre National de la danse à Paris   
Automne Theater Freiburg (Allemagne)


Note d'intention
Le son et la musique sont de manière récurrente, des sources d’inspirations fondamentales dans mon travail. Je cherche à explorer les relations que la musique et les rythmes du mouvement peuvent créer. Comment se révèlent-ils mutuellement, comment décomposent-ils et recomposent-ils l’espace, comment le matérialisent-ils ? Comment ce dialogue dévoile-t-il l’humain ? Conjointement à cette recherche, je questionne aussi le rapport que nous entretenons avec un groupe, un ensemble. Comment la juxtaposition des singularités peut-elle faire vivre un espace commun, quels rites imaginons-nous pour créer un sentiment d’appartenance?

Pour ce nouveau projet, je cherche à me confronter à une œuvre majeure dans l’histoire de la musique, un monument musical, qui revêt un caractère universel et intemporel. En écoutant la Partita en ré mineur BWV 1004 de J.S. Bach, j’ai éprouvé des émotions si fortes, qu’elles m’ont inspiré́ et m’ont poussé́ à explorer cette musique. Le violoniste américain Joshua Bell la décrivait ainsi : “Il ne s'agit pas seulement de l'une des plus grandes pièces de musique jamais écrites, mais de l’une des plus grandes créations de l'esprit humain. C'est une pièce spirituellement puissante, émotionnellement puissante, structurellement parfaite”. L’album Murimor mené́ par la musicologue Helga Thoene et le violoniste Christoph Poppen en collaboration avec le Hilliard Ensemble, est un projet qui m’intrigue par sa démarche, visant à̀ mettre en lumière les messages cachés de cette œuvre pour violon solo de Bach, en l’entremêlant de citations chorales. Révéler ces références codées, puiser l’essence de cette musique, m’inspire profondément.

Par ma danse et l’engagement de mes danseurs, je chercherai moi aussi à explorer d’autres manières de faire entendre cette musique et de réorganiser les matériaux sonores Pour ce projet, ma recherche chorégraphique s’oriente autour de la tension entre axe central et déplacement(s). Le corps s’extrait de son axe en créant des situations asymétriques. Incomplet, il ne suffit pas à lui-même : il cherche à (se) construire, à construire avec l’autre et à (re)construire l’espace. Je souhaite travailler avec un groupe constitué de 9 danseurs. Cet effectif de danseurs, plus important que dans mes pièces précédentes, intensifiera par sa force et sa vitalité, les points de rencontres et les lignes de fuite. Ces multiples mouvements en devenir, ces corps en quête de sens, participent de l’élaboration d’un langage orchestral, en dialogue constant avec la matière sonore. Le désir d’atteindre quelque chose de plus grand, se cristallisera dans cette étreinte fugace entre danse et musique.

Yuval Pick - Janvier 2019