En résidence du 26 novembre au 9 décembre 2012

« La Chine s’est éveillée, indiscutablement. Et la peur encore une fois s’installe insidieusement dans les consciences d’après ce que j’entends, les remarques acerbes des gens et les lieux communs proférés à l’encontre des “ envahisseurs ” qu’ils incarnent. Nos peurs se reportent sur l’étranger, qui devient la cible évidente dès lors qu’on est en groupe et qu’on se sent plus fort. À plusieurs on s’entraîne d’autant plus facilement à en faire un ennemi jusqu’à le transformer en une menace dangereuse, jusqu’à devenir victimes de nos démons. Dans cette pièce, les chinois ne sont qu’un prétexte pour évoquer l’inquiétude récurrente d’une invasion supposée, (…) pour dévoiler l’origine du malaise provoqué par cette peur à partir de la racine du mal, pour mettre en lumière notre résistance à nous regarder nous-mêmes. » C. Sagna
Mêlant les ressorts du théâtre et de la danse, Bal en Chine se situe dans un immeuble multiethnique où les voisins passent leur temps à s’épier.

— Caterina Sagna
Elle débute son parcours dans la danse auprès de sa mère Agna Sagna, elle même chorégraphe et pédagogue avant de rejoindre Carolyn Carlson au théâtre de la Fenice à Venise et de participer à plusieurs créations de Jorma Uotinen. En 1987, elle fonde sa compagnie, Nadir, et s’engage alors dans un cycle qui durera dix années avec des pièces qui puisent beaucoup dans la littérature (Genet, Cocteau, Büchner, Kafka, Rilke, Paul Valéry…). En 2009, Caterina Sagna et sa soeur Carlotta Sagna unissent leurs compagnies respectives et fondent la compagnie Caterina & Carlotta Sagna.