En résidence du    au

Viril.e

Arthur Perole créé un solo qui se veut être témoin de sa construction identitaire, de la tension permanente entre « ce que je veux être » et
« ce que l’on me demande d’être ». Vivant à une époque où la libération des genres s’amorce, le chorégraphe sent un besoin viscéral et urgeant de témoigner de sa propre lutte avec ce modèle normatif de la virilité. Il souhaite rouvrir les masculinités possibles en abattant la suprématie de cet idéal imposé demandant aux hommes depuis des siècles d’avoir de la force, du courage, un goût pour la conquête et ne jamais montrer qu’ils souffrent.

Sujet intime et personnel, la virilité sera la racine d’une pièce politique et sociale basée sur le témoignage : comment rassembler dans un corps les voix plurielles d’une société en mutation ? Le solo, traversé par un flux d’identités, rendra compte de la diversité des façons d’être soi et de se raconter.

Le chorégraphe ira pour cette création à la rencontre d’élèves et d’étudiant.e.s sur différents territoires. La parole d’une jeunesse vivant dans un monde où l’identité se fluidifie et se complexifie se fait alors terreau de ce solo.