En résidence aux SUBS du 28 janvier au 6 février 2021 
Première : 
mardi 9 et mercredi 10 février 2021 – Théâtre de Vanves dans le cadre du festival Faitd’Hiver

2021 
27 février Festival Les Hivernales (Avignon)
20 mars Festival + DE GENRE KLAP Maison pour la danse (Marseille)
3 avril Festival Imprudance Théâtres en dracenie (Draguignan)
6 avril Théâtre du Briançonnais (Briançon)

Nos corps vivants

Pour ce projet, je me suis interrogé sur la question de notre construction identitaire. Qu’est-ce qui nous définit comme humain ? Qu’est-ce qui nous relie l’un à l’autre ? Qu’est-ce qui nous est propre et qu’est-ce qui nous fait appartenir au genre humain ? Selon moi, l’Homme est un être dont le développement ne peut se faire que par la relation à l’autre, au groupe, à la société. Je ne peux envisager cette construction identitaire que par cet échange avec autrui.
C’est un sentiment qui s’est renforcé pendant cette période de confinement, notamment en participant au projet Au creux de l’Oreille, initié par le théâtre de la Colline, pour lequel j’ai appelé des inconnus pour lire des chansons d’amour. J’ai choisi ces textes car je souhaitais remettre les émotions, les passions, les rêves au premier plan dans ce quotidien que je trouvais morose et solitaire. L’une des chansons que j’ai le plus lues était Les gens qui doutent de Anne Sylvestre. Ce titre est « dédié aux discrets, aux laissés pour compte, aux oubliés de la grande et de la petite histoire, à ceux qui rasent les murs », explique la chanteuse. En la lisant, j’entendais le bouleversement chez l’auditeur, l’hommage pour les petites émotions devenait essentiel pour celui-ci et me remplissait de joie. Cela m’a aussi questionné sur la place de nos émotions dans notre construction psychique. Notre romantisme, notre besoin d’amour, nos incertitudes, notre tendresse, nos peurs, nos rêves peuvent parfois nous sembler être des sentiments anodins, nombrilistes ou même désavantageux mais ces émotions ne sont-elles pas aussi des ressources inépuisables face au désarroi que l’on peut éprouver sur notre monde ? Et si nous partagions cette chaleur humaine les uns avec les autres, n’y aurait-il pas une nouvelle idée du collectif qui jaillirait de ce partage ? Et le spectacle, ne devrait-il pas être un des vecteurs privilégié de ce partage ?