Première française

8 et 9 décembre 2015, Comédie de Saint-Étienne


Première internationale

20 mars 2016, Belgrade Dance Festival, Serbie


Calendrier de tournée

2015
8 + 9 décembre Comédie de Saint-Étienne

2016
13 janvier Théâtre d'Aurillac
20 mars Belgrade (Serbie), Belgrade Dance Festival
30 et 31 mars Le 104, Paris, dans le cadre de Séquence Dance Paris 2016
20 et 21 septembre Les Subsistances, Lyon, dans le cadre de la Biennale de la danse de Lyon
13 octobre Plovdiv (Bulgarie), One Dance Week festival
18 octobre Les Treize Arches, Scène Conventionnée de Brive

2017
19 janvier Opéra de Dijon, dans le cadre du festival Art Danse du CDC Dijon-Bourgogne
24 et 25 janvier Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape
22 mars Centres culturels Municipaux de Limoges
22 novembre Centre Culturel de Bergerac, dans le cadre du festival Les Eclats Chorégraphiques

2018
21 mars La Manufacture, CDCN Bordeaux Aquitaine
5 mai Le carreau, Scène Nationale de Forbach (Allemagne), dans le cadre du Tranzfestival Saar à Saarbrücken



Lu dans la presse 
"Avec Are friends electric? le directeur du CCN de Rillieux-la-Pape se dirige avec talent vers une autre forme de danse et signe une œuvre puissante et insolite sur l’élasticité de l’espace et du corps et surtout sur le vivre ensemble." 

"Mission accomplie : la musique de Kraftwerk prend corps grâce à ces experts de l'électricité des muscles. Le cœur bat avec eux. Bravo."
491 - Florence Roux - déc 15

Note d'intention
"Pour ce projet, je voulais travailler à partir d’une musique existante avec une dimension pop, pour solliciter notre mémoire collective. J’ai donc choisi de puiser dans la musique et l’univers de Kraftwerk, dont je retiens la période qui s’étend de 1974 à 1981 et qui a vu la publication d’Autobahn, de Radioactivität de Trans Europa Express et de Computerwelt.
Ces albums sont caractérisés par un son surtout analogique et des rythmes qui m’évoquent les battements d’un cœur, une respiration, une marche, une transe, un geste musical à l’échelle humaine. Je lis ce moment de leur parcours comme l’invention d’un nouveau romantisme européen qui réinterprète la relation de l’homme à son environnement.
L’idéal du XIXe siècle de l’homme et la nature est ici remplacé par le constat de la survie de l’homme dans son environnement urbanisé et mécanisé. En fouillant la «boite noire» de Kraftwerk, j’ai trouvé des éléments intrigants que j’ai eu envie d’intégrer à ma recherche. Il y a la référence à Franz Schubert dans Trans Europa Express. Elle m’a invité à aller puiser dans les lieder de Schubert, avec leur image d’un registre romantique ancien.  

Pour la recherche chorégraphique, je suis allé au plus près de la chair. J’ai décidé de travailler la torsion qui est une action organique et essentielle qui touche la moelle, le squelette et la mémoire du corps. Elle a été un moteur important de l’élaboration du mouvement avec les danseurs.
Le rythme de la musique de Kraftwerk a été un moyen de creuser la matière chorégraphique. Les boucles sonores, leur composition cyclique et les variations d’amplitude sonores, nous ont permis de dévoiler l’intention profonde de la matière de chacun.
Ensuite, j’ai intégré à la recherche les trajectoires spatiales des danses traditionnelles européennes, comme le menuet qui met en œuvre une manière codifiée de se rencontrer par des partitions de rapprochements et d’éloignements. En travaillant avec ces éléments, j’ai créé des frictions qui m’ont permis de faire émerger un espace complexe et polarisé, structuré par des tensions.  

Are friends electric? reflète ma préoccupation à l’égard de l’ambigüité qui réside dans la notion de commun. Hyper-individualités, besoin profond d’appartenance collective, comment survivre dans un espace contemporain polarisé."

Yuval Pick